Rejet de la convergence : Le Devoir pète sa coche.

Man, les péquistes sont déchaînés, et leur journal tout autant.

Si on devait résumer la fin de semaine qui vient de passer, à l'aune de ce qu'on peut lire dans Le Devoir, ça se résumerait ainsi : (1) les délégués de QS ont voté contre la « convergence » avec le PQ (2) à l'encontre de la volonté de « 87 % » de leur électorat (3) parce qu'on leur a caché de l'information, (4) leur rigidité idéologique (5) faisant ainsi capoter le projet souverainiste.

Je n'ai malheureusement pas le temps de pointer tout ce qu'il y a de débile dans ces énoncés, j'ai à peine le temps de lire le journal le matin.

Voyons plutôt.


Ça, c'était le texte à la une le lendemain.  Vous pensiez avoir un compte-rendu du congrès, vous pourrez savoir à quel point QS est méchant -rejeter le PQ, comment ose-t-on? - et à quel point ça va lui retomber sur la figure.

D'entrée de jeu, on annonce que les délégués « ont provoqué une commotion dimanche », puis on donne la parole à tous les péquistes déçus qui expliquent à quel point les Solidaires ont tort.  Le bout gros malaise : dans la version en ligne, on a droit à une entrevue de 22 minutes avec  Véronique Hivon dans la salle de rédaction du Devoir!

Le congrès de QS, la perspective du parti dans tout ça? Ah, ben, il en est question dans le dernier tiers du texte, maintenant qu'on vous a dit à quel point les solidaires étaient dans le champ. Enfin, si vous lisiez toujours rendu là.




Maintenant, notre chroniqueur vedette va vous dire quoi penser de tout ça, si vous aviez pas déjà compris dans le texte « objectif ».

 

 « Véritable haine », « séance de défoulement », « l'incarnation du diable », « Machiavel », « fourberie sans limites », « frisait la paranoïa ». Ça fait beaucoup pour deux paragraphes. Le plus ironique est que la suite du texte en fait l'un des plus nuancés du lot.

 Jour 2 : reprenons où nous avions laissé.


Ah, mon chum GND. Je l'aime parce que les autres l'haïssent. Quoi de mieux que de personnaliser un peu la chose à travers la figure la plus polarisante du parti (désolé Amir, ton heure est passée).

Le titre a été corrigé pour la version en ligne : «Québec Solidaire sur la défensive... et le PQ déçu.» Faudrait quand même pas oublier le personnage principal du congrès de QS : le Parti Québécois.

Les péquistes déçus, c'est en passe de devenir un pléonasme, tout comme le syntagme «angry péquiste».

Voyons plutôt. On en avait laissé un hier.







Pas de nouvelle ici : ça fait des années que Lisée s'en prend à Québec Solidaire comme on peut le lire dans les archives de son blogue - lesquelles sont un rappel parmi d'autres que cette histoire de convergence est une gigantesque farce.

Est-ce qu'on vous a déjà dit que les Solidaires étaient rigides idéologiquement? Pas grave, on va vous le redire. L'éditorial du jour 2 :



Sérieux, je suis plus capable.

Il est temps que ça finisse.

Allez, faites entrer les pleureuses.








Et ça les amis, c'est en deux jours. La semaine va être longue.