Le pont aux ânes II. Christian Rioux.

1) Je m’imagine que Rioux est, au vu de la rédaction, une source de gêne et de malaise comme il l’est pour le lectorat.

2) Il en va de même de ces humoristes ethniques qui ne sont trop souvent que les pâles copies des stand-ups américains les plus commerciaux. À quoi bon une telle « diversité » ?
- Christian Rioux, La «diversité» ou la tarte à la crème, Le Devoir, 13 janvier 2017.

3) Un humoriste ethnique.



4) Les ardents défenseurs de la perspective identitaire, si à la mode dans le discours public québécois, se posent en héritiers de cet idéal missionnaire auquel les illusions d’une grandeur figée suffisaient. Les nations, ils les envisagent dans une cosmogonie d’oppositions où les différences culturelles et politiques sont réduites à de quasi-invariants anthropologiques.. […] Tout cela fonde un principe circulaire d’obéissance aveugle et craintive envers tout ce qui s’écarte d’un schéma préfabriqué. « Nous » contre « eux ». « Nous » qui ne sommes bien « nous », après tout, qu’à force de ne pas être « eux »… […] J’ai lu et entendu cela à répétition ces derniers mois, dans la nébuleuse de courants nationalistes quelque peu nauséabonds.
- Jean-François Nadeau, « L'anti-Humanisme », Le Devoir, 6 février 2017

5) L’émigrant est en effet devenu la figure idéale d’une mondialisation qui n’a plus rien à faire d’un citoyen chargé de sa propre culture et de sa propre histoire. Ce qu’on aime tellement chez lui, ce n’est pas tant sa « diversité » que son absence de racines et son caractère flexible qui s’adapte à tout justement parce qu’il a laissé chez lui ses proches, ses bagages et son pays. Un être sans famille, sans culture et sans attaches, pour ne pas dire sans langue — et parlant donc anglais —, tel est l’idéal diversitaire.
- Christian Rioux, La «diversité» ou la tarte à la crème, Le Devoir, 13 janvier 2017.

6) « L'extrême-droite n'est pas seulement formée de quinquagénaires grincheux »